Il y a tour et tour

Retour de mon tour des tours de Notre-Dame (six en tout — voir la chronique de ce matin).… J’ai retrouvé l’ombre de mon clocher d’Illiers-Combray et mon esprit vagabonde.

Je vais devoir être éloquent après chaque visite de cathédrale, mais sans grandiloquence, sans lyrisme béat, surtout sans tomber dans la banalité. Il n’est pas impossible que des photographies muettes soient la meilleure solution. Nous verrons.

En attendant, après Chartres et Paris, dans le train me ramenant d’Amiens, ma première vision de la Capitale a été le Sacré-Cœur. De la lumière à la ventripotence, quelle évolution ! Sortant de la gare Montparnasse, j’ai eu le temps de prendre l’air avant de monter dans un autre wagon et j’ai été écrasé par la tour du même nom.

En soi, le gratte-ciel n’est pas honteux. C’est son statut de verrue dans le ciel parisien qui est en cause.

Ma dernière image picarde a été la tour Perret, bâtie après guerre, mais elle a eu le bon goût de ne pas rivaliser avec la flèche de Notre-Dame d’Amiens, culminant sagement trois mètres plus bas.

Mais je dois confesser que le souvenir le plus fort de ce dimanche remonte à 8 h 5. Premier à entrer dans la cathédrale, vers 7 h 45, j’ai eu le temps de suivre le cheminement du labyrinthe — 234 m en cinq minutes (mais je ne recherchais aucune performance) — et c’est en repartant que j’ai vu le deuxième visiteur — une dame. Une paroissienne ? J’aurais aimé ne jamais la croiser.

(Photos PL)

Entrer dans une cathédrale une trottinette à la main : honteux et offensant.

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

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