Le vert de Chartres

 

Moins remarqué que le bleu (voir la chronique d’hier), le vert de Chartres… Ainsi ai-je nommé cette particularité que la cathédrale beauceronne partage avec deux sœurs gothiques, une alsacienne et une lorraine.

Il faut prendre de la hauteur pour bien le comprendre.

Vu du ciel, les trois cathédrales sont à tu et à toit avec le cuivre.

 

Point de traditionnelle toiture grise, mais une couverture verte. En effet, le matériau n’est ni de l’ardoise, ni de la pierre, ni du plomb — et que sais-je encore. Ici, du cuivre, et comme le métal peut s’altérer superficiellement après une longue exposition à l’air, une fine couche de carbonates de cuivre basique forme une patine verte ou vert-de-gris.

 

Trois incendies conduisent à cette solution : en 1759 à Strasbourg, en 1836 à Chartres et 1877 à Metz.

 

Il y a un autre vaisseau gothique avec le même revêtement, mais c’est une basilique : Saint-Denis.

 

J’espère n’en avoir oublié aucune. J’en serais rouge de honte ou vert de rage.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

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