Le jaune d’Évreux

 

Avant Évreux, les vitraux des cathédrales gothiques affichent des couleurs rouge, bleue et verte… Et Évreux vint.

Au début du XIVe siècle, une technique y est découverte grâce à un nouveau sel qui vient d’arriver en Occident, le sel d’argent. Mélangé à de l’ocre, il donne un jaune des plus séduisant.

Jusque là, pour obtenir cette couleur, on se servait d’un verre teint dans sa masse en jaune, ensuite découpé selon la forme voulue. Après, on enfermait cette forme dans du plomb qui en épousait les contours.

Avec le jaune d’argent, la nouvelle couleur s’applique directement sur le verre, au pinceau, avant cuisson, sans coupe ni mise en plombs supplémentaires. Toutes les teintes sont possibles, du doré pâle (chlorure d’argent) à l’orangé ardent (sulfure).

Le jaune d’Évreux est né. La légende veut qu’il ait été découvert avec la chute d’un bouton d’argent accroché à la veste d’un moine dominicain sur une plaque de verre coloriée qu’on mettait sur le feu. Après cuisson, surprise : une auréole dorée s’était formée autour du bouton fondu.

 

Quoi qu’il en soit, avec cette nouvelle teinte, les vitraux de la cathédrale euroise se singularisent bellement et passent à la postérité.

 

Chapelle Mère de Dieu :

 

Chapelle absidiale :

 

Chapelle de l’Immaculée Conception :

(Photos PL)

 

Dieu, que c’est beau !

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *