Notre-Nid et Notre-Ruche de Paris

 

Il est des animaux qui ont hâte que Notre-Dame retrouve sa quiétude…

 

Les premiers sont des abeilles. Elles sont logées depuis 2013 dans trois ruches installées sur la sacristie attenante à l’édifice incendié. Leur terrain de jeu s’étend sur un périmètre de trois kilomètres où elles butinent à loisir. À elles les pots sur les balcons et les plates-bandes des espaces verts. Certes, ces hyménoptères ont été épargnés par les flammes et ils n’ont pas été délogés, mais ils ont besoin de tranquillité. Leur miel est vendu au personnel de Notre-Dame.

Nicolas Géant (Photo Le Savoir perdu des Anciens)

 

Les tours de la cathédrale de Paris sont aussi fréquentées par des oiseaux. Elles en abritent depuis leur construction mais c’est en 1840 que des faucons crécerelles y sont remarqués. Ils nichent dans les trous de boulins utilisés au XIIe siècle pour monter les échafaudages et assurer les travaux d’entretien.

Au printemps, un tel rapace parade autour des tours.

(Photo Yves Gestraud, Ligue de Protection des Oiseaux)

 

Autre volatile, les pigeons. Eux ont colonisé le parvis pour la plus grande joie des touristes — mais ça n’atteint pas la fréquentation de la place Saint-Marc à Venise…

(Photo Jean-François Deroubaix)
(Photo Amina Youuu)

 

L’Incendie a obligé le columba livia d’aller se nourrir ailleurs en attendant le retour à la normale.

Il y en a sûrement d’autres qui ont trouvé leur bonheur dans les replis gothiques. C’est sans compter un certain passereau héros de BD en 1946 :

 

Sauver Notre-Dame, c’est sauver sa faune.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

 

 

 

 

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