Message d’outre-tombe de Françoise Sagan sur Notre-Dame de Paris

Une revenante ! Rebonjour Mademoiselle Sagan… Les éditions Plon viennent de sortir un inédit et inachevé roman de l’écrivaine. Célèbre à 18 ans en 1954, avec Bonjour tristesse, elle est morte en 2004.

Un chapitre du livre intitulé Les quatre coins du cœur, le 9, s’ouvre sur une évocation de la cathédrale de Paris :

 

Je l’aurais ignoré — étant insensible à l’œuvre saganesque aussi bourgeoise que le milieu qu’elle prétend dénoncer — si mon épouse, Violette, n’y trouvait de longue date une « drôlerie incisive ». Nous avons donc acheté cet ouvrage posthume et elle a souri en lisant ce passage qu’elle m’a fait partager.

 

Une fois le compte de Notre-Dame réglé — « carrée, ennuyeuse et surchargée » —, le bouquin se poursuit :

« — Et puis, ajouta-t-il, ces espèces de têtes hideuses accrochées partout… Comme nt ça s’appelle déjà, ces horreurs accrochées dehors… ? C’est affreux. Comment ça s’appelle ?

Des gargouilles, dit Ludovic.

Comment tu sais ça, toi ? s’étonna Henri, comme si son fils eût évoqué un secret atomique terrifiant.

C’est vrai, s’étonna Marie-Laure, d’où te vient cette science ? Les gargouilles que l’on t’a connues à l’époque n’étaient pas de pierre, il me semble…

Sauf une, que j’ai épousée. »

 

Merci à Violette, mais désolé, oui, il y a des livres que c’est pas la peine.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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