La cathédrale du rugby

 

Ni Twickenham à Londres, ni Eden Park à Auckland, ni Jean-Bouin à Paris, stades mythiques du jeu à XV où les supporters communient autour du ballon ovale… Cette cathédrale-là n’en est pas une. Elle désigne une faute dans ce sport de voyous joué par des gentlemen — quand le football est un sport de gentlemen joué par des voyous.

C’est une forme de plaquage : « Pour qu’il y ait plaquage, le porteur du ballon doit être tenu et mis au sol par un adversaire ou plus » et la lutte doit être « équitable », expliquent les règles officielles. Parfaitement codifié, le geste devient fautif quand le joueur cible est retourné jambes en l’air et tête en bas.

Ainsi relevé en position verticale, il est à l’image d’une cathédrale qui s’élance vers le ciel — une action pas très catholique !

Il peut arriver que le plaqueur n’agisse pas seul. On parle alors de double plaquage cathédrale. On en a vu un vendredi, pendant la Coupe du monde au Japon dans le match Afrique du Sud-Italie.

 

Les agresseurs italiens (le 1 et le 17, en bleu) ont mis en danger la vie de leur adversaire (le 8, en vert) en se présentant tels des tours menaçantes et l’un d’eux a été exclu.

 

Vous avez dit gentlemen ? En tous cas ni des enfants de chœur ni des saints.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

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