Sébastien Spitzer s’enflamme pour Notre-Dame

 

Dans les flammes de Notre-Dame est bien fichu… Le récit qui est fait dans ce bouquin écrit à chaud raconte joliment les heures terribles du 15 avril 2019 à la cathédrale de Paris.

 

C’est dit. Le livre n’en est pas moins agaçant tant sa rédaction use et abuse des tics journalistiques que l’auteur — « né en 1970 dans les beaux-quartiers de Paris », tient-il à signaler quelque part — a gardé de ses passages dans des rédactions.

Sébastien Spitzer raffole ainsi des phrases syncopées. Un seul exemple, page 145 :

 

Et puis, emporté par sa ferveur, il écrit à propos d’un marchand de souvenirs né dans l’Île de la Cité que sa famille y vit et y travaille « depuis cent ans ». Et d’ajouter : « C’est “leur“ église. Ils y vont le dimanche, et puis à Pâques et à Noël. Cela fait quatre générations qu’ils sont baptisés, mariés et enterrés là. »

 

Seulement, la cathédrale n’est plus une paroisse depuis 1995. Par conséquent, baptêmes, mariages et funérailles ne s’y célèbrent plus — « sauf dérogation accordée par le recteur », me précise André Finot, responsable de la communication du diocèse de Paris. Cela n’empêcherait pas les baptêmes et les mariages pendant soixante-seize ans, me rétorquera-t-on. Soit, mais le même interlocuteur m’informe que « les seules personnes enterrées dans la cathédrale, depuis le 19e siècle sont les archevêques de Paris. »

 

À trop vouloir prouver, on commet un pêché et quand on s’enflamme, on se brûle.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

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