Un foutriquet versaillais incompris

 

Imaginez (au hasard) un journaliste à qui un confrère confie que son magazine recherche de bons articles. Il lui envoie un papier et, sans nouvelles de lui, se scandalise que la direction du média ne l’ait pas embauché.

Oui, comme moi, vous le trouveriez d’une outrecuidante prétention. Essayez avec votre domaine de compétence.

 

Maintenant, lisez ce que le site Actu.fr a écrit cette semaine sur sa page Actu78 sur un architecte versaillais qui a imaginé une cathédrale éphémère en bois le temps des travaux de Notre-Dame-de-Paris et qui serait installée sur le parvis :

 

Armel Joly est un jeune architecte installé dans le quartier Saint-Louis à Versailles (Yvelines). Au lendemain de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, il avait imaginé, avec d’autres confrères de sa génération, proposer un projet pour la reconstruction de la flèche de Viollet le Duc. Mais devant les débats provoqués par certains projets très, trop, contemporains, le groupe avait renoncé.

« Quelques jours plus tard, quelqu’un m’appelle se présentant comme le chef des salariés de Notre-Dame-de-Paris (sic), raconte Armel Joly. Il me dit “Nous cherchons un jeune architecte catholique pour concevoir un projet de cathédrale éphémère sur le parvis.“ Je coche toutes les cases ! »

Armel Joly s’attelle à la tâche et présente seulement quelques semaines plus tard un projet. « Une cathédrale éphémère tout en bois, avec un lieu pour célébrer la messe, un espace pour les prêtres et un espace boutique. » […]

Mais depuis la présentation du projet, Armel Joly n’a plus eu aucune nouvelle de son contact. Et l’architecte le regrette d’autant que des noms d’architectes « de grands cabinets » courent pour être choisis pour ce projet. C’est pourtant bien lui qui aura présenté le premier projet de cathédrale éphémère même si, loin de grands cabinets d’architecture, il n’a pas fait la une des journaux télévisés.

« Tout s’est dégonflé d’un seul coup mais entre-temps, j’avais travaillé sur un vrai projet, regrette Armel Joly. C’est dommage que le diocèse n’ai (sic) jamais souhaité me rencontrer. » […]

Et pour l’architecte, il y a bien assez de talents en France pour ne pas avoir besoin d’aller chercher des projets venant de l’étranger.

 

Non mais, quel fat (et au passage quelle absence de distance de l’article) ! Immodeste, sentencieux, arrogant — les mots me manquent —, il coche toutes les cases. Et le freluquet remporte le pompon avec sa conclusion xénophobe.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

PS : Voulez-vous quand même le projet de ce génie incompris ? Le voici.

 

 

 

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