Les cathédrales monuments nationaux

 

Sous cette appellation se trouvent une centaine d’ensembles patrimoniaux propriétés de l’État.

Ils relèvent du Centre des Monuments Nationaux (CMN) qui les conserve, restaure, présente et valorise.

 

Parmi les élus (par ordre alphabétique), des sites religieux à commencer par des cathédrales : les tours et le trésor de la cathédrale d’Amiens, la cathédrale de Besançon et son horloge astronomique, la tour et la crypte de la cathédrale de Bourges, tours de la cathédrale de Chartres, le cloître de la cathédrale de Fréjus, les tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris, l’ensemble cathédral du Puy-en-Velay, les tours de la cathédrale de Reims,

Ajoutez la cathédrale basilique de Saint-Denis et la Sainte-Chapelle de Paris.

Complétez avec les abbayes de Beaulieu-en-Rouergue, du Bec-Helluin, de Charroux, de Cluny, de Montmajour, du Mont-Saint-Michel, de la Sauve-Majeure et du Thoronet.

Concluez avec le monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse et celui de Saorge, le cloître de la Psalmette et la chapelle expiatoire de Paris (square Louis XVI) et celle des moines à Berzé.

 

Ces monuments « nationaux » sont à distinguer des « historiques » bien plus nombreux.

 

La notion de monument historique trouve son origine dans les « biens nationaux » que sont devenus les domaines et possessions de l’Église confisqués par la Révolution et mis à la disposition de la Nation. Le premier décret, en date du 2 novembre 1789, vise les cathédrales, églises, chapitres, biens et bien-fonds des paroisses, des ordres monastiques et des communautés religieuses.

 

En 1830, on officialise la mission de protection des constructions dignes d’intérêt, qu’elles soient civiles ou religieuses.

Le poste d’inspecteur des monuments historiques est créé par la Monarchie de Juillet. Les premiers titulaires sont des écrivains, Ludovic Vitert puis Prosper Mérimée.

La commission des monuments historiques fait un travail d’inventaire, de classement et d’attribution des crédits. Elle se charge aussi de former les architectes qui interviennent sur les monuments, dont un certain Eugène Viollet-le-Duc.

 

On compte un millier de monuments historiques au bout de dix ans.

En 2015, ils sont plus de 40 000 et 30 % sont des édifices religieux.

Il y a deux fois plus de sites inscrits que de sites classés. La différence ? L’État intervient comme conseil dans la gestion des premiers ; toute modification des seconds est soumise à autorisation spéciale des services du ministère de la Culture.

 

Je n’ai pas besoin de vérifier que les cathédrales gothiques sont bien inscrites à l’inventaire des monuments historiques.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

 

 

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