Notre-Dame et l’ex-libris

 

Qui aujourd’hui, en dehors des bibliophiles, connaît l’usage de l’ex-libris ? Quelque peu surannée et chic en diable, cette vignette artistique est collée à la page de garde ou au verso du premier plat de la reliure d’un ouvrage. L’insertion est effectuée par son propriétaire qui y place son nom au minimum mais possiblement aussi ses armes et sa devise.

 

Les mots ex et libris sont les deux tiers de la formule latine ex libris meis (faisant partie de mes livres).

 

Le rapport avec la cathédrale de Paris s’appelle Victor Hugo et je dois à Twitter de découvrir l’ex-libris du génie des Lettres qui mêle celles de son nom sur fond de Notre-Dame.

 

Grâce soient rendues à Benjamin Randow qui signale cette pépite. Je n’ai pas l’heur de connaître ce distingué internaute qui affiche son intérêt pour Hugo et est depuis peu « romancier en vue » grâce à son Carousel-des-Anges, en attendant Âmes de Cristal (à paraître le 2 décembre. — anniversaire du sacre de l’Empereur et de la bataille d’Austerlitz), deuxième tome d’un prometteur Cycle de la vie réelle. Je sais aussi que, Parisien, il est membre de l’Ordre du Flan ­— excusez du peu.

 

Mes remerciements vont également à Charles-Eloi Vial, conservateur au département des Manuscrits de la BnF, qui affiche, lui, son intérêt pour Napoléon. C’est lui qui a touitté l’ex-libris, retouitté par Benjamin Randow.

 

Qui aujourd’hui connaît des utilisateurs de telles vignettes ? Pas moi, mais j’ai toujours l’ex-libris de feu mon père, qui avait été créé par le peintre André Lhote.

 

Je le conserve précieusement — j’allais dire pieusement.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *