De Marie à Maryam

 

Une société qui se déchristianise dans le même temps qu’elle s’islamise… Terrain glissant.

Le fou de Notre-Dame n’a pas la vocation et encore moins l’envie de s’aventurer dans des débats qui finissent souvent dans le nauséabond.

 

Simplement, je suis tombé sur une étude menée par Jérôme Fourquet, directeur opinion et stratégie de l’Ifop. Le statisticien a fait une étude sur le prénom Marie. C’est fort simple : en un siècle, la proportion de filles nées en France prénommées Marie est tombé de 20 % à… 0,3 %.

Parallèlement, dans le dernier demi-siècle, la proportion de prénoms musulmans (des deux sexes) est montée de 2,5 % à 18,5 %.

Tableaux du magazine Challenges du 14 novembre :

 

Pendant que vous en tirez vos conclusions (moi, je m’abstiens), examinons ce que le déclin du catholicisme implique pour celles et ceux qui entrent dans une cathédrale, toutes les Notre-Dame en particulier.

 

Même s’il n’est pas besoin d’être baptisé pour recevoir une culture empreinte de chrétienté, il y aura de moins en moins de visiteurs qui comprendront la dimension sacrée et spirituelle de ces monuments. Au passage, c’est valable également pour l’empreinte de la culture gréco-latine, de ce qu’on appelait les humanités. Le sujet de réflexion est vaste et pas que pour l’Église et l’État.

 

En attendant, constatons qu’il y a de plus en plus de Maryam, Mariam ou Meryem et que Marie s’étiole, même si c’est ainsi que le Coran et la tradition musulmane nomment la mère de Jésus.

Miniature persane

 

Et pour faire la jonction avec le fou de Proust (c’est moi aussi), il me plaît de repenser au curé d’Illiers-Combray — paroisse Notre-Dame de Combray, je n’invente rien !  — qui est parti cette année évangéliser d’autres lieux euréliens. À chaque fois qu’il me voyait dans son église accompagnant des admirateurs de l’auteur d’À la recherche du temps perdu, il me lançait, l’œil sévère : « Alors, M. Louis, vous venez encore pour Proust. Mais n’oubliez pas, ici, c’est Jésus d’abord. »

 

Il ne viendra sans doute jamais le jour où les proustiens l’emporteront en nombre sur les fidèles. Sur le fond, le bon père a indubitablement raison et le fils de Marie continuera d’être plus connu que tante Léonie.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

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