Après l’Incendie, un chantier inédit

 

Sept mois et demi après la catastrophe de Notre-Dame de Paris, l’État a fait le point de la situation.

Bilan signé par le préfet de la Région Île-de-France, Michel Cadot (au 30 novembre).

Après la cathédrale et les objets mobiliers (voir les chroniques de jeudi et de vendredi), les travaux faits et à faire.

 

« À ce jour, 39 entreprises différentes interviennent sur le chantier. Parmi les corps de métiers représentés, il y a notamment des maçons, serruriers, grutiers, échafaudagistes, sculpteurs, maîtres verriers, laboratoires d’analyses, agents de sécurité et sûreté, spécialistes de la dépollution, …

Depuis la reprise du chantier au mois d’août, les installations de décontamination permettent l’accueil simultané d’environ 80 compagnons. De nouvelles installations de décontamination permettront à partir du mois de janvier 2020 d’accueillir jusqu’à 240 travailleurs.

 

Les travaux réalisés

En quelques mois, sous le pilotage de la maîtrise d’ouvrage déléguée à la DRAC, l’action de la maîtrise d’œuvre avec les entreprises a permis d’avancer de manière décisive sur plusieurs points :

  • consolidation des pignons des croisillons nord et sud ainsi que du pignon ouest ;
  • consolidation par frettage puis la dépose des chimères situées à l’angle nord-est de la tour sud ;
  • bâchage des voûtes hautes ;
  • frettage des deux piliers de la nef rubéfiés ;
  • protection du vœu de Louis XIII contre les éventuelles chutes de matériaux ;
  • dépose et l’évacuation de la « Vierge au pilier » ;
  • pose de filets sous les voûtes de la nef, du chœur et du transept ;
  • dépose des vitraux et l’étrésillonnement des baies hautes de la nef et du chœur ;
  • enlèvement des gravois au sol par robots en liaison avec le Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH), le service régional d’archéologie de la DRAC et la police scientifique ;
  • mise sur cintre des arcs boutants du chœur, de la nef et autour de la croisée du transept (en cours de finalisation)
  • Mise en place de tirants métalliques pour stabiliser la nef ;
  • pose d’un plancher appuyé sur les murs gouttereaux au-dessus des voûtes hautes de la nef, du chœur et des deux transepts ;
  • inspection des gargouilles à la nacelle.

 

Pour garantir la bonne réalisation de ces travaux dans le respect des règles d’hygiène et de sécurité qui s’imposent, des installations de chantier ont progressivement été mises en place sur le site parmi lesquelles :

– la mise en place d’un gardiennage 24h/24,

– l’installation d’une clôture tout autour de la zone de chantier,

– la réalisation d’un chemin de circulation en périphérie du monument,

– la création d’une zone de base-vie,

– la mise en œuvre de vestiaires, d’unités de décontamination et de 3 sas d’approche,

– le déploiement de barnums sur le parvis pour stocker les décombres évacués (bois, pierre, métal).

 

Les travaux à venir

  • Enlèvement des gravats situés sur l’extrados des voûtes en liaison avec la police scientifique et le service régional d’archéologie de la DRAC ;
  • Nettoyage des voûtes pour permettre de démarrer le diagnostic ;
  • Déploiement d’un SSI de chantier ;
  • Mise en œuvre de transformateurs électriques pour accompagner la montée en charge des besoins du chantier ;
  • Installation d’une grue à tour essentielle au démontage de l’échafaudage ;
  • Démontage de l’échafaudage coincé à la croisée du transept, celui-ci faisant encore peser sur l’édifice un risque d’effondrement. Des capteurs ont été installés en vue d’en suivre les mouvements et d’assurer la sécurité du chantier et des riverains.
  • Tous les acteurs sont mobilisés pour ouvrir progressivement une partie du parvis au public, d’ici le début de l’année prochaine. »

 

Beau boulot.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

 

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