Fourmis et termites bâtisseuses de cathédrales

 

Suite des cathédrales qui n’en sont pas.

 

Il m’a fallu lire Jules Verne pour penser à ces cathédrales-là…

Dans Un capitaine de quinze ans, l’auteur des Voyages extraordinaires note ce qu’un explorateur a vu dans une plaine de l’actuelle République démocratique du Congo, des « monuments dus à d’industrieuses phalanges d’insectes » : « de véritables édifices, non plus de vingt pieds, mais de quarante et de cinquante, énormes cônes arrondis, flanqués de clochetons comme le dôme d’une cathédrale ».

 

On associe les fourmis aux galeries creusées pour protéger la colonie. Mais elles construisent aussi des dômes formés de terre, de gravier, de sable, de débris végétaux.

Fourmilière en République tchèque

 

Autres insectes sociaux, les termites abritent leurs nids dans des structures biogéniques (fabriquées par le vivant). Faites de terre mâchée, elles peuvent atteindre six mètres de haut.

Termitière en Namibie
Termitière en Ethiopie (Photo Jean-Claude Fournier)
Termitière en Somalie
Termitière au Bénin
Termitière en Australie
Autre termitière australienne

Les unes comme les autres méritent bien ce nom de cathédrales.

 

Il y a quelques années, un responsable de Notre-Dame de Chartres confiait : « La cathédrale ne s’endort jamais. C’est pour moi une petite fourmilière. Nous n’arrêtons pas, même si le public ne s’en rend pas compte ».

 

La boucle est bouclée.

 

Demain, les cathédrales agricoles.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

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