Les marchands du Temple

L’Incendie n’a pas chassé les marchands de Notre-Dame…  Il n’y a pas de risque de volonté prosélyte dans ce blogue, mais s’il offre l’occasion de (re)lire la Bible, ma foi, ça ne peut qu’enrichir notre culture.

Le Temple dont on parle est construit à Jérusalem en 20 avant notre ère par Hérode le Grand. Il est composé de deux salles, le Saint (accessible aux prêtres) et le Saint des Saints (accueillant l’arche d’Alliance).

Sa fréquentation attire le commerce. L’épisode de ses marchands est raconté par l’Évangile de Jean dans le Nouveau Testament. Jésus a douze ans et (dixit Luc) fait une fugue de trois jours. Ses parents le retrouvent au Temple.

« Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.

Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.

Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : “Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce.“ » 2, 13-16

À bas les profiteurs ! Deux mille ans plus tard, les abords de la cathédrale de Paris ne sont pas moins encombrés de boutiques lucratives où l’on vend du souvenir religieux au kilo.

Relevé des devantures de deux trottoirs des seules rues du Cloître-Notre-Dame et d’Arcole.

On ne sait qui choisir dans ce capharnaüm (clin d’œil à un autre lieu biblique), mais loin de moi l’idée de juger quiconque. D’ailleurs, au chevet de la cathédrale blessée, j’ai moi-même dépensé quelques sous chez ces marchands — je vous raconterai à l’occasion — et, fourbu, j’ai trouvé refuge et repas chez Quasimodo.

(Photos PL)

Chacun dépense ce qu’il peut où il veut.

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

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