La girafe et les écureuils

 

Quel bestiaire à Notre-Dame de Paris ! La girafe, c’est une grue et les écureuils, des cordistes. L’engin et les hommes travaillent en hauteur.

 

Jaune (bien sûr), les grues est hors-normes et entre en  fonction aujourd’hui. Elle est arrivée dans l’Île de la Cité, mi-décembre, en pièces détachées dans un convoi de quarante camions. Montée, elle culmine à 75 mètres (80 avec la flèche qui la domine). Elle est fabriquée à Moulins sous le nom MDT 809 M25 par l’entreprise Potain du groupe Manitowoc. Plus grande grue à tour de d’Europe, elle peut lever jusqu’à 8 tonnes. Elle est du modèle « topless », c’est-à-dire sans tirants (flat top ou topless), à tort appelés haubans, pour soutenir la flèche ou la contreflèche.

Grace à cette grue, je suis devenu incollable sur ses éléments en treillis, un fût et une flèche. Les charges sont montées et descendues au moyen d’un système de palan dont le moufle inférieur est muni d’un crochet, le supérieur étant solidaire de la structure. Quant au câble de levage, il est relié à un treuil.

 

La grue est installée sur le côté sud qui longe la Seine. Des fondations ont été creusées, car elle doit être fermement arrimée dans le sol. Afin d’assurer sa stabilité, elle a été montée sur un massif en béton de 11m x 11m haut de 2 m, soit 242 m3 de béton.

Équipée d’un ascenseur, l’immense girafe veille sur Notre-Dame.

(Photo Thomas Samson, AFP)

 

Les cordistes sont de véritables acrobates. Joliment appelés « écureuils », ces travailleurs suspendus vont descendre d’une passerelle dominant l’échafaudage ceinturé par un autre ouvrage du même type pour scier et démonter les pièces.

 

La toile d’araignée enchevêtrée(encore une « bébête ») devrait avoir disparu à l’arrivée du printemps.

L’Haÿ-les-Roses, le 14 mai. L’entreprise Jarnias dispose dans ses locaux d’un centre de formation agréé aux travaux en hauteur et d’accès difficiles. LP:A.-L. A.

 

Ces photos sont extraites d’un reportage du journal Le Parisien dont voici la « une » de ce lundi.

 

Bon Noël à chacune et à chacun quand même.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

 

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