Le trône et l’autel

 

Une petite série en trois parties sur l’union des pouvoirs royal et religieux dont la cathédrale est le lieu de prédilection.

 

Trois formules historiques parsèment notre vocabulaire : le trône et l’autel, le sabre et le goupillon et la France fille aînée de l’Église.

 

La première, aujourd’hui.

 

Royauté et religion s’entendent comme larrons en foire… Édifiées pour la plus grande gloire de Dieu, les cathédrales ont besoin de puissants soutiens.

À Paris, Maurice de Sully convainc Charles VII de l’aider. Philippe-Auguste et Saint-Louis ne feront pas défaut et le futur Henri IV conviendra que Paris vaut bien une messe.

L’alliance du trône et de l’autel est scellée bien avant eux : Pépin le Bref est le premier roi franc qui reçoit l’onction du pape. Son fils, Charlemagne, sacré à son tour, renforce le lien entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel. Clovis et Hugues Capet resserrent ce lien avec le pape à la suite du baptême du premier.

 

Un millénaire plus tard, les républicains nomment Alliance du trône et de l’autel à la relation privilégiée entre les monarchies catholiques de l’Europe et la hiérarchie de l’Église catholique romaine. La Révolution sera passée par là et ils leur opposent la séparation de l’Église et de l’État.

 

À suivre, demain.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

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