Cathédrales en flammes

Noyon, Oise

Bâtie sur le point le plus élevé de Noyon, la cathédrale s’impose de tous côtés aux regards par la haute et austère silhouette de ses deux tours. Notre-Dame, puisque tel est son nom, appartient au premier âge gothique, de la seconde moitié du XIIe siècle.

Elle succède à un édifice religieux construit par l’évêque Médard vers 532, détruit dans l’incendie de la ville en 676. Une légende assure pourtant que sainte Godeberthe l’a miraculeusement protégé des flammes.

Un deuxième accueille le couronnement de Charlemagne comme roi de Neustrie, mais ne survit pas à une attaque normande en 859. Une cathédrale carolingienne est le théâtre du couronnement d’Hugues Capet, mais un incendie — encore — la fait disparaître, ainsi qu’une partie de la cité, en 1131, sous l’épiscopat de Simon de Vermandois.

Le chantier de l’actuelle cathédrale et lancé par l’évêque Baudouin II vers1150. Au passage, les reliques de saint-Eloi puis de Sainte Godeberthe trouvent là un nouvel écrin.

Le 19 juillet 1293, un incendie — la poisse — endommage l’église qu’il faut restaurer.

La guerre de Cent ans l’épargne, mais la Révolution la prive de ses vitraux et de ses statues.

Dernière vicissitude : Pendant la Première Guerre mondiale, Notre-Dame de Noyon est bombardée et bien abîmée. La reconstruction durera vingt ans.

Ainsi naissent, vivent, souffrent et trouvent un nouveau souffle (divin ?) les cathédrales.

Demain, deuxième épisode : Amiens, dans la Somme.

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *