Plan B

Si l’inspiration cathédraline devait se tarir, si je ne devais pas trouver de lecteurs, je pourrais alors recourir à une solution de rechange…

Le fou de Notre-Dame muterait en fou du Vous.

Plus encore que son utilisation, j’aime les singularités de ce pronom. Sans être une spécificité du français, il s’est entouré dans cette langue avec une telle complexité que c’en est fascinant.

Le Vous est si varié. Il y a autant d’usages que d’usagers, loin du cliché d’une politesse exquise et surannée. En écho, le Tu n’en est pas moins complexe.

De tous mes projets de livres, il en est un, un seul, que je souhaite vraiment achever, un « Éloge du Vous ». J’y pense depuis des années, après que mon éditeur, Arléa, m’a signalé Tutoiements, de Raymond Jean, publié en 2000.

Sa 4e de couverture m’a donné envie de lui donner la réplique, de lui offrir un pendant, de bâtir une réponse. Le sujet est formidable. J’ai voussoyé mes parents et, avec mon épouse, nous nous disons « vous » depuis près de quarante ans. Singulier pluriel…

Au fil du temps, j’ai accumulé de quoi écrire une somme, sans jamais trouver le bon, fil conducteur. Des chroniques blogueuses peuvent faire l’affaire. Nous verrons. D’ailleurs, qu’est-ce qui m’empêche de relever les deux défis : la cathédrale et le vous ? Le fou de Notre-Dame et le fou de Vous ?

À demain.

Parole de…

Patrice Louis

(signature louvoyante)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *