Édith Piaf et Notre-Dame

 

La Môme Piaf se devait de saluer cette icône capitale… Dans Notre-Dame de Paris (Paroles, Eddy Marnay ; musique, Marc Heyral, 1952), le pittoresque est au rendez-vous.

Dans le Paris de Notre-Dame

De Notre-Dame de Paris

‘Y a un clochard qu’en a plein l’dos

D’porter Notre-Dame sur son dos

Il se prend pour Quasimodo

Regarde en l’air, la vie qui grouille

Au lieu de faire des ronds dans l’eau.

Tu peux pas vivre comme une grenouille

Moitié sur terre, moitié sur l’eau

Moi, j’préfère rester là-haut

Dans le jardin de Notre-Dame

Où l’on se fait de bons amis

Y a qu’à se promener chaque matin

Un peu de maïs au creux des mains

Les pigeons, moi, j’les aime bien

Les péniches

Se fichent

Des pigeons de la Cité

Goélettes
Mouettes
Elles n’ont que ça dans l’idée

Oui, mais autour de Notre-Dame

‘Y a des voyages à bon marché

Et ces p’tits coins où le bonheur

Empêche les maisons de pousser

On l’appelle « Marché aux fleurs »

Henri Quatre

Verdâtre

Aime sous son verre de gris

La vieille flèche

Qui lèche

Le plafond gris de Paris

Et toi, sous l’pont de Notre-Dame

Regarde en l’air, tu comprendras

Que si tout le monde faisait comme toi

Dans ton pina’ y aurait de la pluie.

Même les ponts, ça se construit

Car, pour aller à Notre-Dame

De Notre-Dame jusqu’à Paris

‘L’a bien fallu se mettre au boulot

Et porter des pierres sur son dos

Pour passer par-dessus l’eau

Voilà pourquoi Paris s’enroule

S’enroule comme un escargot

Pourquoi la terre s’est mise en boule

Autour des cloches du parvis

De Notre-Dame de Paris

 

https://www.youtube.com/watch?v=RncT-GVfXmQ

 

Ah, la belle carte postale mâtinée de référence au père Hugo.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

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