Anne Sylvestre et Notre-Dame

 

La chanteuse ne s’adresse pas spécialement à la cathédrale de Paris dans cette chanson de 1960. Mais le titre d’Anne Sylvestre, Les cathédrales, a toute sa place ici.

 

Ô bâtisseur de cathédrales d’il y a tellement d’années

Tu créais avec des étoiles des vitraux hallucinés.

Flammes vives, tes ogives s’envolaient au ciel léger

Et j’écoute, sous tes voûtes, l’écho de pas inchangés.

Mais toujours à tes côtés, un gars à la tête un peu folle

N’arrêtait pas de chanter en jouant sur sa mandole.

Sans le chant des troubadours, n’aurions point de cathédrales

Dans leurs cryptes, sur leurs dalles, on l’entend sonner toujours.

Combien de fous, combien de sages ont donné leur sang, leur cœur

Pour élever devers les nuages une maison de splendeur ?

Dans la pierre, leurs prières, comme autant de mains levées

Ont fait chapelle, plus belle que l’on ait jamais rêvée.

Le jongleur à deux genoux a bercé de sa complainte

Les gisants à l’air très doux, une épée dans leurs mains jointes.

Sans le chant des troubadours, n’aurions point de cathédrales

Dans leurs cryptes, sur leurs dalles, on l’entend sonner toujours.

Toi qui jonglais avec les étoiles, ô bâtisseur de beauté

Ô bâtisseur de cathédrales, oh puissions-nous t’imiter !

Mille roses sont écloses au cœur des plus beaux vitraux.

Mille encore vont éclore si nous ne tardons pas trop.

Et si nous avions perdu nos jongleurs et nos poètes

D’autres nous seraient rendus, rien qu’en élevant la tête.

Sans le chant des troubadours, n’aurions point de cathédrales

Dans leurs cryptes, sur leurs dalles, on l’entend sonner toujours.

 

https://www.youtube.com/watch?v=NlyagJyyk9E

 

Auteure-compositrice-interprète, Anne Sylvestre s’accompagne à la guitare, pas à la mandole.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

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