Alain Bashung et Notre-Dame

 

Toujours troublé, toujours troublant, Alain Bashung lance son ode à Notre-Dame de Paris dans Un âne plane (1994).

 

Un âne plane

Autour des tours de Notre-Dame

Un âne clame son existence

Avant qu’elle ne se fane

Jette du riz

Sur le parvis

Blanchit les gargouilles

Jette un sort

A nos chères anatomies

 

Un âne se pavane

Au bras d’une courtisane

Aux fourmis médusées

Distille des pensées se réclame

De l’homme qu’a vu l’âne

Jette du riz

Sur le parvis

Anoblit nos brouilles

Jette un rubis à nos faces désincarnées

Que m’enseignent encore ces néons

Rien qui me fasse réfléchir

Au-delà des halos

On se noie dans des murmures

On se pend au bout du fil

Et du reste on en a cure

Un âne plane

Tourne autour du nid

Décidément indécis

Il se condamne à des soupers

De lui émanent des airs célestes

Mais quand vient le sorbet

Un âne te réclame

Jette du riz

Sur le parvis

Blanchit les gargouilles

Jette au panier

La corbeille et l’osier

Jette du riz

Jette du riz

Jette du riz

Jette du riz

Jette du riz

Que m’enseignent encore ces néons

Rien qui me fasse réfléchir

Au-delà des halos

On se noie dans des murmures

On se pend au bout du fil

Et du reste on en a cure

Jette du riz

Jette du riz

 

https://www.youtube.com/watch?v=o8gUB9NdzJM

 

Que voulez-vous, c’est Bashung !

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *