Saint-André-des-Champs

(à Saint-Éman)

Non, ce n’est pas une cathédrale… L’église, pas même gothique, ne porte même pas le nom que je lui donne.

Et alors ! Si un blogue libre ne pouvait pas transgresser sa propre ligne, ce serait désespérant.

 

Tout à l’opposé des élégants vaisseaux raffinés, distingués, élancés, élevés, cette église de campagne du XVIe siècle est celle de la centaine d’habitants de Saint-Éman, voisine d’Illiers-Combray et qui voit naître le Loir.

 

Marcel Proust y situe la source de la Vivonne et l’édifice est une de ses sources d’inspiration pour Saint-André-des-Champs, symbole d’une France traditionnelle.

 

Comme beaucoup des églises, Saint-Éman est fermée en dehors des offices. C’est sa seule ressemblance actuelle Notre-Dame de Paris, toujours ouverte et aujourd’hui close pour cause d’incendie.

 

Pour dire plus vrai, Saint-Éman n’accueille plus de messe et, en six ans en terre proustienne, je ne l’ai vu ouverte qu’une fois pour de laïques raisons. Elle offre donc ce visage.

 

Et pour voir l’intérieur, la seule ressource est le trou de la serrure.

 

J’ai une immense tendresse pour ce lieu qui ne vit que parce qu’il est ceint d’un cimetière et qui respire une bucolique sérénité.

 

Or, un soir de cet été, un spectacle intimiste y a été présenté, belle occasion pour photographier ma chère église.

Premier motif d’admiration, le porche avec sa charpente sculptée et la tombe — « ci-git Louis Alphonse de Malart, 1802-1830 » — à l’abri des intempéries.

 

Le portail à arc surbaissé et accolade est donc ouvert.

(Photos PL)

 

Entrons. Comme le temps passe vite ! Nous franchirons le seuil de l’église de Saint-Éman demain.

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *