Saint-Éman, dedans

 

Reprenons notre estivale respiration campagnarde loin des cathédrales… Hier nous a entraînés à Saint-Éman, Eure-et-Loir, dont la petite église Renaissance est toute de sobriété.

 

Ce qui frappe quand, par chance, on entre (elle est toujours fermée), c’est la « charpenterie », comme l’appelle la Société d’archéologie du département qui la qualifie de « fruste ». Depuis l’incendie de Notre-Dame, on a appris le mot « forêt » — ici, c’est un petit bois tout au plus !

Le regard accroche le bénitier…

 

… les fonts baptismaux…

 

… le confessionnal   (où les péchés sont effacés ou éteints à l’extincteur)…

 

… la chaire…

 

… des bancs nus …

 

… et des bancs clos comme ailleurs dans le coin notamment à Illiers-Combray.

 

À Saint-Éman, on ne s’est pas embarrassé quand ils ont été installés : des piliers de bois étaient-ils à l’emplacement prévu ? Ça n’a rien modifié, ils ont été intégrés !

 

Si la cloche est muette, la corde pour la réveiller est bien là.

 

Au fond, l’autel.

 

Les murs et les fenêtres sont dépouillés.

 

Et la rosace admirée en repartant prouve qu’il n’est nul besoin de cathédrales pour prier le Très-Haut.

(Photos PL)

 

Foi d’incroyant…

Patrice Louis

 

PS : Mon ami Michel Lenfant qui était aussi à cette soirée me communique cette photo de l’éclairage extérieur qui m’avait échappé.

(Photo Michel Lenfant)

 

 

 

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